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Der Globusfreund 55/56 (2009, für 2007/2008)

Summaries / Resumés

 

The Terrestrial Globe that Named America: On Historical Preservation of Martin Waldseemüller’s Gores Ute Obhof

Abstract:
In the 1990s, the historic book holdings of the town Offenburg have been newly catalogued by the University Library Freiburg, supported by the Stiftung Kulturgut Baden-Württemberg. In doing so, in a 16th century volume a part of a set of gores of a terrestrial globe of Martin Waldseemüller (around 1470-1522) was found.This is the oldest printed terrestrial globe which represents the new world cartographically and uses the name ,America‘ for the continent discovered newly. Merely four copies of this rarity became generally known to this day. The contribution explains the historical circumstances of the emergence and tradition of the globe, reports on the thrilling story of his discovery and of the unusual features of the Offenburg copy, which was obviously required by the Franciscan cloister there at the end of the 17th century.


Résumé :
Le globe terrestre qui a nommé l’Amérique: A propos de la préservation historique des fuseaux des globes de Martin Waldseemüller Dans les années 1990, les collections de livres historiques de la ville d’Offenbourg ont été cataloguées par la bibliothèque universitaire de Fribourg, avec l’appui de la Fondation des biens culturels du Bade-Wurtemberg. Ce faisant, une partie des séries de fuseaux d’un globe terrestre de Martin Waldseemüller (environ 1470-1522) a été retrouvé dans un volume du 16ème siècle. Il s’agit du plus ancien globe terrestre imprimé qui représente le nouveau monde d’une manière cartographique et qui utilise le nom « Amérique » pour le continent récemment découvert. Seules quatre exemplaires de cet objet rare sont généralement connus à ce jour. La contribution explique les circonstances historiques de l’émergence et de la tradition du globe, relate l’histoire passionnante de sa découverte et des caractéristiques inhabituelles de l’exemplaire d’Offenbourg qui était de toute évidence requis par le cloître franciscain à la fin du 17ème siècle.

 

Traces of Voyages of Discovery on Early 16th‑Century Globes
Thomas Horst

Abstract:
Voyages of discovery in the 16th century can not only be traced on old maps but also on early terrestrial globes. We note that the newly discovered world, named after Amerigo Vespucci, appears as an independent continent called ‚America‘ already on Martin Waldseemüller’s gores of 1507. Subsequent Portuguese and Spanish discoveries are mentioned on the ‘Hunt-Lenox Globe’ (‘Terra de Brazil’) and on gores erroneously attributed to Leonardo da Vinci (‘Terra Florida’). For his globes dated 1515 and 1520, the Franconian astronomer Johannes Schöner essentially derived his geographical knowledge from Universalis Cosmographia of 1507 as well as from Carta Marina Navigatoria of 1516, but he also included new findings (like on the so‑called ‘Green Globe’), as exemplified by Schöner’s representation of the South Polar mainland (‘Brasilie Regis’). The gores dated 1523/24 attributed to him show the voyage around the globe of the Portuguese explorer Fernão de Magelhães. Further indications of voyages of exploration are to be found on the Paris ‘Gilt Globe’ (1528) and on the ‘Nancy Globe’ (1535), which proclaim a contiguous Asian-American continent. The overseas activities of the merchant family Welser in India and Venezuela are not only indicated on a triptych but also on the ‘Welser Globe’, which, as a result of heraldic research, must be dated around 1575.


Résumé :
Les retombées des voyages de découverte sur les globes du 16ème siècle. Les voyages de découverte du 16ème siècle peuvent être suivis non seulement sur les vieilles cartes mais également sur les premiers globes terrestres. Il convient à cet effet de constater que le nouveau monde découvert et nommé d’après Amerigo Vespucci apparaissait déjà en tant que continent indépendant et en tant qu’‹Amérique› sur les segments du globe de Martin Waldseemüller de 1507. La poursuite de la progression des découvertes portugaises et espagnoles est évoquée sur le ‹ globe de ‹ Hunt Lenox › (‹ Terra de Brazil ›) et est mentionnée sur les segments du globe attribués à tort à Leonard de Vinci (‹ Terra Florida ›). Dans ses globes de 1515 et 1520, l’astronome franconien Johannes Schöner utilise essentiellement ses connaissances géographiques tirées de l’Universalis Cosmographia de 1507 et de la ‹ Carta Marina Navigatoria › de 1516, mais apporte (similairement audit ‹ Globe vert ›) également de nouvelles connaissances avec la représentation d’un continent antarctique (‹ Brasilie Regis ›). Les segments du globe de 1523/24 qui lui sont attribués montrent le tour du monde à la voile du navigateur portugais Fernão de Magelhães. Le ‹ globe parisien décoré d’or › (1528) et le ‹ globe de Nancy › (1535) qui font état d’un continent asiatico-américain cohérent donnent d’autres indications sur les voyages de découverte. Les entreprises d’outre-mer de la famille de négociants Welser en Inde et au Venezuela ne sont en fin de compte pas uniquement illustrées sur un retable mais se retrouvent également dans le ‹ globe Welser › qui doit dater de 1575 selon les études héraldiques.

 

The ‘Jagiellonian Globe’, Utopia and ‘Jave la Grande’
Robert J. King

Abstract:
Vincenzo Coronelli referred on his 1688 Terrestrial Globe to the uncertainty regarding the location of Marco Polo’s Java Minor, noting that while in the opinion of some it could be identified with Sumatra, others believed it to be Sumbawa or New Holland. Java Minor was identified as an island by Jean Alfonse in his work of 1544, La Cosmographie, but Java Major was for him part of the continent of Terra Australis, which extended as far as the Antarctic Pole and the Strait of Magellan. This concept was exhibited in the mid-sixteenth century mappemondes of the school of cosmographers centred at Dieppe, Normandy, which in later times gave rise to the idea that Australia may have been discovered by Europeans long before the Dutch began to chart its coast in 1606 or before James Cook charted its East coast in 1770. A clue to resolving this puzzle is offered by the globe dating from around 1510 held by the Muzeum Uniwersytetu Jagiellońskiego Collegium Maius, Cracow, Poland. This globe depicts a continent in the Indian Ocean to the east of Africa and south of India, but labelled ‘America noviter reperta’ a duplicate of South America with Brazil. The Jagiellonian globe illustrates how geographers of the early sixteenth century struggled to reconcile the discoveries of new lands with orthodox Ptolemaic cosmography. It also offers a clue as to where Thomas More located his Utopia, and provides a cosmographic explanation for the ‘Jave la Grande’ of the Dieppe school.


Résumé :
Le globe jagiellonien, Utopie et Jave la Grande Sur son globe terrestre de 1688, Vincenzo Coronelli fait référence à l’incertitude quant à l’emplacement de l’ile de Jave Mineure de Marco Polo, en notant que bien que, à l’avis de certains, elle pourrait être identifiée à Sumatra, d’autres pensent qu’il s’agit de Sumbawa ou de la Nouvelle Hollande. L’ile de Jave Mineure a été identifiée par Jean Alfonse en tant qu’ilot dans son œuvre de 1544, La Cosmographie, toutefois Jave la Grande faisait, pour lui, partie du continent Terra Australis qui s’étendait jusqu’à l’antarctique et le détroit de Magellan. Ce concept a été exposé dans les mappemondes du milieu du 16ème siècle de l’école des cosmographes de Dieppe en Normandie qui a ultérieurement donné naissance à l’idée selon laquelle l’Australie pourrait avoir été découverte par les Européens bien longtemps avant que les Néerlandais ne commencent à effectuer le tracé de sa côte en 1606 ou avant que James Cook en trace la côte est en 1770. Le globe, datant de 1510 environ, en possession du Muzeum Uniwersytetu Jagiellońskiego Collegium Maius de Cracovie en Pologne constitue un indice pour résoudre ce puzzle. Ce globe dépeint un continent situé dans l’Océan Indien à l’est de l’Afrique et au sud de l’Inde, mais est étiqueté en tant que « America noviter reperta », une réplique de l’Amérique du Sud avec le Brésil. Le globe jagiellonien illustre la manière dont les géographes du début du 16ème siècle ont lutté pour réconcilier les découvertes des nouveaux territoires avec la cosmographie ptolémaïque orthodoxe. Il offre également un indice quant à l’endroit où Thomas More a situé son Utopie et fournit une explication cosmographique de Jave la Grande de l’école de Dieppe.

 

The Terrestrial Globe in Raphael’s ‘The School of Athens’
James Sykes

Abstract:
For centuries, art historians have spent countless hours analyzing and explaining Raphael’s masterpiece, ‘The School of Athens’. Yet one detail, the terrestrial globe held by Claudius Ptolemy, has heretofore received little scholarly notice. This inattention is surprising, particularly as this detail represents one of the earliest surviving painted images of a post Columbian globe. This paper explores the circumstances surrounding this painted terrestrial globe. It begins with a general overview of the painting and then moves on to a discussion of the Rome, 1507, edition of Ptolemy’s Geographia, an edition that included one of the earliest printed world maps to show post Columbian discoveries. The author of this critical map was one Johannes Ruysch, who, amazingly, worked alongside Raphael as he was painting ‘The School of Athens’. Globes depicting the earth’s surface may have been relatively rare in the first decade of the 16th century; but at least one was present in the Vatican at that time. Despite the presence of this globe, as well as Ruysch’s availability a kind of geographic advisor, Raphael’s geography must be judged as curiously uneven. Nonetheless, Raphael most certainly selected the world view presented on Ptolemy’s globe with great care. This selected view fits nicely with the general themes of ‘The School of Athens’, as well as the overriding intellectual and political concerns of the day.


Résumé :
Le globe terrestre dans ‘l’école d’Athènes’ de Raphaël Pendant des siècles, les historiens de l’art ont passé d’innombrables heures à analyser et expliquer le chef-d’œuvre de Raphaël, ‘l’école d’Athènes’. Pourtant, un détail, à savoir le globe terrestre détenu par Claudius Ptolémée, n’a, jusqu’à présent, obtenu que peu d’appréciations académiques. Cette inattention est surprenante, notamment dans la mesure où ce détail représente l’une des premières images peintes survivantes d’un globe post-colombien. Ce document explore les circonstances qui entourent ce globe terrestre peint. Il commence par une vue d’ensemble générale de la peinture puis se poursuit par une discussion sur l’édition de Rome de 1507 de la Geographia de Ptolémée, édition qui inclut l’une des premières cartes du monde imprimées pour montrer les découvertes post-colombiennes. L’auteur de cette carte critique était l’une des cartes de Joannes Ruysch, qui a, de manière étonnante, travaillé au côté de Raphaël lorsqu’il a peint ‘l’école d’Athènes’. Les globes illustrant la surface de la terre étaient relativement rares au cours de la première décennie du 16ème siècle, mais au moins un était présent au Vatican à cette époque. Malgré la présence de ce globe ainsi que la disponibilité de Ruysch, une sorte de conseiller géographique, la géographie de Raphaël doit être jugée comme curieusement inégale. Raphaël a néanmoins très certainement choisi la vue du monde représentée sur le globe de Ptolémée avec grand soin. Cette vue sélectionnée est en parfaite harmonie avec les thèmes généraux de ‘l’école d’Athènes’ ainsi qu’avec les questions intellectuelles et politiques qui dominent actuellement.

 

George Engelmann’s Large Manuscript Globe of 1690 and its Restoration
Wolfram Dolz

Abstract:
Master George Engelmann produced a celestial globe with a diameter of 68 cm for the year 1690, showing some special features. The stars, for example, are represented by pieces of Bohemian mirror—glass; the horizon circle is covered with thin brass—plate. The constellations with their names and the graticule were directly painted on the surface layer of plaster in tempera. Engelmann’s scientific source was the celestial atlas Harmonia Macrocosmica by Andreas Cellarius published in 1661 in Amsterdam by Joan Janssonius’s publishing house. George Engelmann served as deacon in Meffersdorf, Lower Silesia, (today Polish Unięcice) and as pastor in Wigandsthal (Pobiedna). In addition to being a theologian, he was also active as an orientalist, astronomer and mathematician. After his retirement he went to live in Görlitz. In his death year he bequeathed his globe to the Zittau Council Library. During wartime fighting in 1945 the globe’s northern hemisphere was severely damaged. The hole was covered with the materials then at hand. In 2004, funds for restoration were made available. In the course of comprehensive restoration work the globe had to be opened again where it had been damaged. This allowed studying the globe’s construction in detail. Since 2005, the globe has been on exhibition again at its historical site, the ‘Heffter building’ of the Zittau Municipal Museums.


Résumé :
Le grand globe manuscrit de George Engelmann de l’an 1690 et sa restauration Pour l’an 1690, George Engelmann, titulaire d’une chaire, crée un globe céleste d’un diamètre de 68 cm. Ce globe se caractérise par quelques particularités. Ainsi, les étoiles sont représentées à l’aide de pierres en verre de Bohème miroité et une mince plaque de laiton est apposée sur l’anneau de l’horizon. Les constellations avec leur nom et leur réseau de coordonnées ont été directement appliquées sur la couche de support en plâtre avec des couleurs à la détrempe. Engelmann a utilisé comme source scientifique l’atlas céleste « Harmonia Macrocosmica » d’Andreas Cellarius qui a paru en 1661 dans la maison d’édition de Joan Janssonius à Amsterdam. George Engelmann a exercé la fonction de diacre à Meffersdorf dans la province de Basse-Silésie (aujourd’hui Unięcice en polonais) et de pasteur à Wigandsthal (Pobiedna). Il n’exerçait pas uniquement en qualité de théologien, mais également en tant qu’orientaliste, astronome et mathématicien. Après son départ à la retraite, Engelmann partit pour Görlitz. Au cours de l’année de sa mort en 1710, il fit don du globe à la Bibliothèque du Conseil de Zittau. L’hémisphère nord du globe fut fortement endommagé pendant la guerre de 1945. Le trou qui en résulta fut rebouché à l’aide des moyens disponibles à l’époque. En 2004, de l’argent fut mis à disposition pour sa restauration. Au cours des onéreux travaux de restauration, le globe dut être à nouveau ouvert à l’endroit endommagé. Il fut ainsi possible de comprendre dans les détails la conception du globe. Depuis 2005, le globe est à nouveau exposé dans le site historique de « Heffterbau », le musée de la ville de Zittau.

 

A Literary Utopia Realised. On the Genesis of the ‘Gottorf Globe’
Ulrich Schneider

Abstract:
In the mid-17th century, a globe measuring more than three metres in diameter was built inside a pleasure-house on the grounds of Neuwerk garden next to Gottorf palace. The globe depicts the earth on its outside surface; when entering the globe through a hatch, visitors find themselves inside a celestial globe. The article discusses the question whether the idea for this peculiar handiwork was conceived in Duke Frederick III’s duchy of Schleswig-Holstein-Gottorf, or whether in this case literary ideas taken from Johann Valentin Andreae’s book Chymische Hochzeit Christiani Rosencreutz Anno 1459 were adopted and put into practice.


Résumé :
La réalisation d’une utopie littéraire. À propos de la genèse du «Globe de Gottorf» Au milieu du 17ème siècle, un globe d’un diamètre de plus trois mètres a été construit dans un belvédère, dans le ‘Neuwerkgarten’ du château de Gottorf. A l’extérieur, il montre la terre et, lorsque qu’on rentre à l’intérieur de ce globe au travers d’un hublot, on se retrouve dans un globe céleste. Cet article étudie la question de savoir si l’idée de cet objet singulier a été inventée dans le duché du Schleswig-Holstein-Gottorf par le duc Friedrich III et un savant de sa cour, Adam Olearius, ou s’il s’agit ici d’inspirations littéraires, qui ont été reprises du livre Chymische Hochzeit Christiani Rosencreutz Anno 1459 (Les Noces alchimiques de Christina Rose-Croix) de Johann Valentin Andreae et transposées.

 

New Findings on Vincenzo Coronelli’s Birth and his Libro dei Globi
Nicolangelo Scianna

Abstract:
Further to an article in which it was claimed that cosmographer Vincenzo Coronelli was born in Ravenna, I conducted a research in the archives of Ravenna and Venice in order to find a reliable document regarding Coronelli’s birth. After studying in detail what A. Sartori wrote about Coronelli’s brother’s family in Ravenna, with his nephew Vincenzo Maria Coronelli’s birth, I pursued my research in the Historical Archives of the Patriarchate of Venice. There I found the cosmographer’s certificate of Baptism in the church of San Julian, thus discovering that his second name was Rocco and not Maria; therefore Coronelli is unequivocally Venetian. I conducted a vast research on Il Libro dei Globi, published in 1999, but, since a few copies have appeared in the antique market, I bring new evidence. In 2007, the San Marco’s auction house has put up on sale another copy bought from the Cassa di Risparmio di Venezia. This unknown copy, with the handwritten title of Libro de’ Globi del P. Coronelli, shows several similarities with that dating back to 1698 and owned by the National Archives of Canada in Ottawa. Consequently, I maintain that this copy could have been one of the first fabricated by Coronelli.


Résumé :
Nouvelles découvertes sur la naissance de Vincenzo Coronelli et de son Libro dei Globi Suite à un article dans lequel il a été allégué que le cosmographe Vincenzo Coronelli était né à Ravenne, j’ai effectué une recherche dans les archives de Ravenne et de Venise afin de trouver un document fiable concernant la naissance de Coronelli. Après avoir étudié en détail ce qu’A. Sartori avait écrit à propos de la famille du frère de Coronelli à Ravenne, avec la naissance de son neveu Vincenzo Maria Coronelli, j’ai poursuivi mes recherches dans les archives historiques du patriarcat de Venise. J’ai trouvé le certificat de baptême du cosmographe dans l’église de San Julian, découvrant ainsi que son second prénom était Rocco et non Maria; indiquant de ce fait que Coronelli était, sans aucune équivoque possible, vénitien. J’ai effectué une vaste rechercher sur Il Libro dei Globi, publiée en 1999, mais dans la mesure où quelques exemplaires sont apparus sur le marché des antiquités, j’apporte de nouveaux éléments de preuve. En 2007, la sale des ventes de San Marco a mis en vente un autre exemplaire acheté à la Cassa di Risparmio di Venezia. Cet exemplaire inconnu, portant le titre manuscrit de Libro de’ Globi del P. Coronelli, présente plusieurs similitudes avec celui qui date de 1698 et qui est en possession des archives nationales du Canada, à Ottawa. En conséquence, je maintiens que cet exemplaire a été l’un des premiers fabriqués par Coronelli.

 

The Amount of Geographical Informations on ‘Betts’s Portable Terrestrial Globe’ Betts’s ‘umbrella-type globe’
Yojiro Utsunomiya

Abstract:
Betts’s ‘umbrella-type globe’ is a polyhedron with 16 curved faces, and lines of longitude and latitude are drawn every 15 degrees, as well as the Ecliptic. The geographical information was calculated in quadrilaterals of 15 degrees in latitude and longitude on the globe’s surface. The author restricted the countable items of geographical information such as letters, towns and villages, nation, state and provinces, natural features and arcs in each quadrilateral. Criteria for counting these items and the procedure for data handling were the same as described in this paper. After processing, the availability of this procedure for evaluating geographical information was confirmed. Betts’s globe shows a maldistribution of information for the home country and its colonies, and areas under its political sway. A qualitative comparison between the latest ‘Replogle globe’ and this globe revealed that the areas and intensity of concentration differed from each other. Although the globes were made with similar commercial intent, the discrepancies seemed to depend to some extent on differences in the sales network between the two companies. For further quantitative analysis of globes made at different dates, it will be necessary to count the amount of geographic information on the latest globe in each country, and obtain an average value of this information for comparison.


Résumé :
Le nombre d’informations géographiques sur le globe terrestre portable de Betts L’auteur a élaboré une méthode permettant d’évaluer la quantité d’informations sur un globe terrestre. Cette même procédure antérieurement développée a été appliquée dans cette étude pour évaluer les informations sur le globe portable de Betts. Cinq éléments d’informations géographiques, tels que le nombre de (1) lettres, (2) noms de villes, (3) noms de pays, provinces ou régions, (4) noms physiographiques et (5) arcs ont été recueillis aux fins de l’évaluation. Les segments entourés par les longitudes et latitudes tous les 15 degrés ont été utilises comme unité de base pour la normalisation de la mesure des informations spatiales. Le montant de chaque segment a ensuite été divisé par la mesure au carré calculée avec 150.000 itérations de l’équation d’intégration aux fins de la normalisation avant l’évaluation des informations géographiques. Les situations économiques et politiques après la révolution industrielle du milieu du 18ème siècle et le colonialisme ont provoqué une distribution inégale des informations dans leur ensemble et les informations caractérisées par des éléments tels que des lettres et des villes montrent la concentration des informations en Europe et dans les pays affichant un retard, parmi lesquels les régions d’Afrique, d’Inde et d’Asie du Sud où l’établissement de nouvelles colonies était décidé par les grandes puissances de l’époque. L’auteur a constaté que la mauvaise distribution des informations géographiques sur ce globe était due au projet commercial des peuples anglophones et à l’accumulation d’informations émanant des colonisations envisagées et de leurs proximités.

 

X-radiography images of globes at the National Maritime Museum, Greenwich
Paul Cook

Abstract:
The Paper Conservation Section at the National Maritime Museum, Greenwich, has, over many years, been building up x-radiography images of globe spheres, from the Museum’s internationally important collection of globes. This non-destructive technique reveals otherwise hidden aspects of the internal structure, informing on the methods and materials of globe construction. The collection, currently comprised of some 280 items, includes: metal globes, inflatable and folding globes, clockwork globes, flat globe gores and about 190 globes constructed in the more usual form; that is of two joined hollow hemispheres, made from layered paper or papier mâché with a thin outer coating of plaster over which printed paper gores are aligned and adhered. Examination of 76 globes of this type has been carried out; many in a sequence of images at different orientations. A project to digitize these large format sheet film images was carried out in 2007 to make this information more widely accessible. These may now be viewed, on the Museum web site, attached to the individual globe record of the collections online. This paper includes a list of the globe spheres for which an x-ray image is available, together with some representative illustrations and information on various aspects of the process that have a direct effect on the image, which should be taken into account when interpreting the visual information they contain.


Résumé :
Les images radiographiques des globes du Musée national de la marine de Greenwich La section Archives du Musée national de la marine de Greenwich a constitué au fil des ans des images radiagraphiques des globes. Cette technique non destructive révèle par ailleur des aspects cachés de la structure interne, en informant sur les méthodes et les matériaux utilisés pour la construction des globes. La collection, actuellement composée des 280 exemplaires, inclut des globes en métal, des globes gonflable et pliables, des globes avec un mécanisme d’horlogerie, des faisceaux de globe plats et environ 190 globes conçus dans la forme plus usuelle, à savoir deux hémisphères creux relies ensemble, faits de papier superpose ou de papier mâché avec un mince revêtement extérieur en plâtre sur lequel des segments imprimés en papier sont alignés et collés. Un examen de 76 globes de ce type a été effectué, dont un certain nombre dans une séquence d’images avec différentes orientations. Un project de numérisation de ces images papier grand format a été mis en œuvre en 2007 afin de rendre ces informations plus accessibles. Elles peuvent à présent être vues sur le site Web du musée, en pièce jointe au dossier des globes individuels des collections en ligne. Ce document inclut la liste des globes pour lesquels une image radiographique est disponible ainsi que certaines illustrations représentatives et informations sur les divers aspects du processus qui ont un effect direct sur l’image, ce dont il convient de tenir compte pour l’interprétation des informations visuelles contenues.

 

Rolling Globe ‘N’
Jürgen Newig

Abstract:
The new rolling globe presented constitutes as a further development of the ‚Univers‘-rolling globe. Its crucial advantage is that it features a pin that allows the user to fix the starting point when measuring distances along orthodromes. Due to the globe’s horizontal, freely rotating ring gauge, the globe can be turned around until the target destination comes into the observer’s view (or field of vision) although the starting point has been fixed. Special ball bearings ensure extreme lightness to the touch in handling the globe. A lighting panel illuminates the globe inside and shines through its surface, so it is usable like a traditional illuminated globe.


Résumé :
Le globe rotatif « N » Un nouveau globe rotatif qui doit être considéré comme un perfectionnement du « globe rotatif de l’univers » est présenté ici. Un stylet permet de fixer le point de départ pour les mesures de longueur via l’orthodromie, à savoir le point fort de ce globe. Malgré qu’il soit fixé, le globe peut être pivoté grâce à l’anneau de mesure horizontal qui peut être tourné librement de sorte que le lieu de destination peut être amené dans la zone oculaire (champ visuel) de l’observateur. Les roulettes à bille permettent un stockage extrêmement facile. Une source lumineuse traverse la peau du globe et éclaire l’intérieur du globe de telle sorte que l’appareil peut aussi être utilisé véritable globe lumineux.

 

Featuring the first Greek Celestial Globe
Elly Dekker

Abstract:
In this paper we take a close look at the defining characteristics of the presumed first Greek celestial globe. It is shown that one does not need to know the numerical values of both the obliquity of the ecliptic and the geographical latitude for marking the tropics and the ‘ever-visible’ and ‘ever-invisible’ stars on a sphere, or for working out which constellation lies on which parallel circle. It is further shown that on this early Greek celestial globe the ecliptic would not have been divided into twelve signs and the colures would pass through the middle of the constellations Aries, Cancer, the Claws and Capricorn. Such features are not seen on any of the surviving examples of antique celestial globes.


Résumé :
Caractéristiques du premier globe céleste grec Dans ce résumé, nous étudions de manière approfondie les caractéristiques d’un globe céleste supposé être le premier globe grec. Il y est démontré qu’il n’est pas nécessaire de connaître les valeurs numériques de l’inclinaison de l’écliptique ou la latitude géographique des tropiques et ou des cercles (« toujours visibles » et « toujours invisibles ») – et pas non plus pour savoir quelles constellations reposent sur quel cercle parallèle. Il est par ailleurs démontré sur ce globe céleste grec ancien que l’écliptique n’est pas divisé en douze signes et que les colures au centre des constellations du Bélier, du Cancer, de la Balance et du Capricorne se dispersent. Ces caractéristiques ne se retrouvent sur aucun des exemplaires préservés des globes célestes antiques.

 

Scientific connections, ambitions and financial difficulties of the d’Estrées family
Monique Pelletier

Abstract:
This contribution provides information about the interest of Cardinal César d’Estrées in astronomy and in observation tools that brought him in contact with Colbert. And it also examines the ambitions of the cardinal and his family which also had brought forth high ranking navy officers and diplomats, very interested in geography and science. The author remembers, that the family’s relations to Rome and Italy dated back to the beginning of the 17th century and that those nominated official representatives of the French king usually had to meet excessive expenditure. All these expanses, among them also those of the construction of the great globes dedicated to Louis XIV, brought about a disastrous financial situation and endangered the existence of an important real property holding.


Résumé :
Les Relations scientifiques, ambitions et difficultés financieres de la famille d’Estrées Cette contribution fournit quelques éclaircissements sur l’attention portée par le cardinal César d’Estrées à l’astronomie et aux instruments d’observation qui le mettaient en relation avec Colbert. Elle s’interroge sur les ambitions du cardinal et de sa famille. Celle-ci comptait, parmi ses membres, des marins et des diplomates, intéressés par la géographie et les sciences. L’auteur rappelle que les relations de la famille d’Estrées avec Rome et l’Italie remontaient au début du XVIIe siècle et que les séjours de ceux qui étaient les porte-parole officiels du roi de France s’accompagnaient généralement de dépenses excessives. Toutes ces dépenses, auxquelles participa la construction des grands globes destinés à Louis XIV, aboutirent à une situation financière désastreuse mettant en péril l’existence d’un important patrimoine foncier.

 

Benjamin Franklin’s Mystery Globe – Unveiled
Oliver Schowalter-Hay and Margit Kaye

Abstract:
The following article looks at Benjamin Franklin’s interest in and engagement with the literature on globe construction. Taking as its starting point a reference in Franklin’s correspondence to his ownership of a globe of a very particular glass construction, the authors trace the literature on that type of globe construction to Franklin’s personal library. Apart from elucidating this previously unknown connection, the authors wish to draw readers’ attention to the fact of Franklin’s ownership of the globe, should they be able to discover further particulars about the object itself, whose existence is known to the authors currently only by way of its reference in Franklin’s correspondence.


Résumé :
Le globe du mystère de Benjamin Franklin – Dévoilé L’article suivant porte un regard sur l’intérêt et l’engagement de Benjamin Franklin pour la littérature sur la construction des globes. Prenant comme point de départ une référence dans la correspondance de Franklin concernant sa possession d’un globe d’une conception en verre très particulière, les auteurs retracent la littérature sur ce type de conception de globes par rapport à la bibliothèque personnel de Franklin. Hormis le fait d’élucider ce rapport précédemment inconnu, les auteurs souhaitent attirer l’attention des lecteurs sur la possession du globe par Franklin, dans le cas où ils pourraient découvrir d’autres détails sur l’objet lui-même dont l’existence est actuellement uniquement connue des auteurs par le biais de sa référence dans la correspondance de Franklin.

 

The importance of Historical source texts as proofs of globe making, presented at the example of the conservation treatment of the ‘Schrester-Jüttner-globe’ of the Austrian National Library
Patricia Engel

Abstract:
The conservation treatment of the ‘Schrester-Jüttner globe’ held by the Globe Museum of the Austrian National Library involved three aspects of particular interest: 1., the object to be restored consisted of an unusual combination of materials – a challenge for any restorer; 2., the question had arisen whether this globe had in fact been made by Jüttner, this was to be confirmed or refuted on the basis of evidence derived from the materials and techniques used and 3., Jüttner is one of the globe-makers who left to posterity factual written information about globe-making, particularly on the mathematical and geographical calculations and the physical materials involed. In the contribution the conservator discusses the treatment of the globe, the ques-tion of provenance and compares his own findings made during his work with the instructions Jüttner gave in his manual. The valuation of the primary literature in general forms another group of themes out of which the conclusion arises that in the field of globe-making research had not even started, yet. A list of sources and primary literature on globe making completes the contribution


Résumé :
L’évaluation des sources primaires en général concernant la fabrication de globes exposé à travers l’exemple du traitement conservatoire du « globe Schrester-Jüttner » de la Bibliothèque nationale autrichienne Le traitement conservatoire du globe Schrester Jüttner de la Bibliothèque nationale autrichienne s’avéra une tâche intéressante pour trois principales raisons : 1., le globe offre une combinaison inhabituelle de matériaux – également pour les globes –, notamment une structure métallique avec des segments en papier, 2., la question de savoir s’il s’agissait réellement ou non d’un globe Jüttner devait être élucidée à l’aide d’un examen technologique des matériaux. Ceci ne fut possible que dans la mesure où 3. Jüttner était un créateur de globes qui nous ont laissé une description détaillée de cet art. La contribution traite du traitement conservatoire et de la question de la provenance et se rapproche des textes de Jüttner dans la mesure où elle compare ses instructions avec les connaissances qui ont pu elles-mêmes être acquises pendant les travaux réalisés sur le globe. L’évaluation de la littérature primaire en général constitue un autre sujet complexe qui mène à la conclusion que la recherche dans le domaine de la création de globes n’a pas encore vraiment commencé. Une liste des sources primaires concernant la fabrication des globes complète l’étude.

 

 

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