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Der Globusfreund 59/60 (2014, für 2011/2012)

Summaries / Resumés


Abstract: The Globe Related Celestial and Terrestrial Models by Christlieb Benedict Funk

Christlieb Benedict Funk (1736-1786) was a professor teaching at the University of Leipzig in the 1770s. For the sake of illustration his lectures on applied mathematics with illustrations with objects and models, he created a variety of terrestrial and celestial representations in the form of simplified globes and cones. Funk was not the first to attempt such representations. Models by Johann Jakob Zimmermann (1644-1693) and Johann Ludwig Andreae (1667-1725) appeared on the market in the early 18th century. The aim of this contribution is to research the history of the genesis of these extraordinary, inconspicuous, rare objects relating to globology, in order to track Funk’s work and achievements. This analysis of the different terrestrial and celestial cones as well as of the globe like terrestrial and celestial models from the perspective of the history of science provides insights into the production practices of cartographic models and apparatuses at the end of the 18th century..

Résumé: Les modèles célestes et terrestres apparentés au globe de Christlieb Benedikt Funk
Christlieb Benedikt Funk (1736-1786) enseignait dans les années 1771 à l’université de Leipzig. Pour illustrer ses cours de mathématiques appliquées avec des objets et des modèles, il créa diverses formes de représentation de la terre et du ciel sous forme de globe simplifié ainsi que sous forme de cône. Funk ne fut pas le premier à tenter ces représentations. Johann Jakob Zimmerman (1644-1693) et Johann Ludwig Andreae (1667-1725) en proposèrent des représentations dès le début du 18ème siècle. Il s’agit maintenant d’étudier le chemin de la genèse du produit de ces objets de recherche ‘globo-graphiques’, inhabituels et discrets parce que rares pour pouvoir comprendre l’œuvre et l’influence de Funk. L’analyse historique des divers cônes célestes et terrestres ainsi que les corps célestes et terrestres ressemblant à des globes permet d’accéder aux pratiques de fabrication des modèles et appareils cartographiques de la fin du 18ème siècle.


Abstract: The Cartographic Sources of the Globe Goblets by Elias Lenker and Johannes Schmidt 1626-1629 from the Grünes Gewölbe (Historic Green Vault) in Dresden, Germany

When, according to the signatures, Elias Lenker and Johannes Schmidt, gold and silversmiths from Augsburg, made their globe goblets in the time period from 1626 to 1629, Amsterdam was the European centre of cartography. At the time, the publishing houses operated by the families of Willem Janszoon Blaeu (1571-1638) and Jodocus Hondius the Younger (1593-1629) were in competition with each other and did not only publish complex atlases, but also terrestrial and celestial globes. These globes were the models and templates for numerous products created by successor cartographers and publishers in the entire Holy Roman Empire. Based on this theory, a comparison of the mapping images used in the globe goblets of the Grünes Gewölbe from Augsburg and the globes of the well-known Dutch publishers was conducted. This comparison led to an interesting map genesis, which begins with Hondius in Amsterdam, continues with Giuseppe de Rossi (c. 1615) in Milan and ends with Isaak Habrecht II (1589-1633) in Strasbourg. As a result, evidence was produced confirming that the cartography of the globe goblets of the Grünes Gewölbe was copied from the globe pair of Isaak Habrecht II. The cartographic sources of the Habrecht terrestrial and celestial globes, which surprisingly do not share the same origins, have also been introduced.

Résumé: Les sources cartographiques des coupes en forme de globe de la Voûte verte de Dresde, d’Elias Lenker et de Johannes Schmidt de 1626-1629.
Lorsque les orfèvres d’Augsbourg, Elias Lenker et Johannes Schmidt créèrent les coupes en forme de globe selon les marques (Beschaumarken) entre 1626 et 1629, Amsterdam était le centre européen de la cartographie. Les éditions des familles de Janszoon Blaeu (1571-1638) et Jodocus Hondius d. J. (1593-1629) s’y faisaient concurrence et n’éditèrent pas seulement de somptueux atlas mais également d’excellents globes célestes et terrestres. Ces globes furent le modèle et l’original de nombreux produits des futurs cartographes et éditeurs dans l’ensemble du Saint-Empire Romain. Sur la base de ce principe, une comparaison des images cartographiques des coupes d’Augsbourg en forme de globe de la Voûte verte et des globes des éditeurs néerlandais connus fut réalisée. Cette comparaison a donné lieu à une genèse cartographique intéressante qui commence avec Hondius à Amsterdam et s’étend de là jusqu’au Giuseppe de Rossi (vers 1615) à Milan jusqu’à Strasbourg avec Isaak Habrecht II (1589-1633). Il existe une preuve selon laquelle la cartographie des coupes en forme de globe de la Voûte verte a été copiée de la paire de globes d’Isaak Habrecht II. Par ailleurs, des sources cartographiques du globe céleste et terrestre d’Habrecht qui n’ont de manière étonnante pas la même origine sont présentées.


Abstract: The Use of Digital Images in the Restoration of Globes

Few globes survive without some evidence of change from age or exposure to the materials used in their fabrication. These changes are not necessarily compromising, but when they are, options are available to address damage to the sphere or stand, loss of the paper or design media, staining or entrenched grime, discolouration or loss of the protective varnish, or earlier poor quality repairs. While an improvement in condition is the primary focus of treatment and the foundation of an improvement in appearance, attention directed specifically to the legibility of a globe is equally legitimate. In developing a conservation treatment strategy, it is critical to compare how a particular globe could appear relative to its individual condition, and how a particular globe should appear relative to other examples of the same edition. A willingness to invest the resources inherent to complex overall treatments is supported by an improved awareness of how the best surviving historic globes appear and by the body of examples that illustrate different strategies and degrees of conservation and restoration. A development of particular interest is the option of filling losses via digital photography, image manipulation and archival printing which can have a major effect on an appearance of authenticity.

Résumé: L’utilisation d’images numériques dans la restauration des globes
Rares sont les globes qui survivent sans trace d’altération due à l’âge ou à l’exposition aux matériaux utilisés pour leur fabrication. Ces altérations ne sont pas nécessairement compromettantes, mais lorsqu’elles le sont, des moyens sont disponibles pour remédier à l’endommagement de la sphère ou du pied, la perte de papier ou de support de conception, les tâches ou la saleté incrustées, la décoloration ou la perte de vernis de protection ou des réparations antérieures de mauvaise qualité. Bien qu’une amélioration de l’état soit l’objectif principal du traitement et le fondement d’une amélioration de l’aspect, l’attention spécifiquement accordée à la lisibilité d’un globe est également légitime. Lors de l’élaboration d’une stratégie de traitement conservatoire, il est essentiel de comparer l’aspect qu’un globe particulier pourrait avoir par rapport à son état individuel et à celui d’autres exemples de la même édition. La volonté d’investir les ressources inhérentes à des traitements globaux complexes est étayée par une prise de conscience améliorée de l’aspect des meilleurs globes historiques survivants et par le corpus d’exemples qui illustrent différentes stratégies et différents degrés de conservation et de restauration. Le développement d’un intérêt particulier constitue une option pour combler les pertes via la photographie numérique, la manipulation des images et l’impression d’archives qui peuvent avoir un effet essentiel sur l’aspect d’authenticité.


Abstract: A late 17th Century Celestial Globe – and its possible Links with Vincenzo Coronelli’s Work

This observations are related to a small celestial manuscript globe (diameter 33.2 cm), which can be dated around 1700. It is clearly a greatly reduced but complete copy of a Coronelli globe, painted in the style of a preliminary sketch or an artist‘s proof. Its dimensions do not match those of any known Coronelli globe. No documents mention it. However, it may be connected with the mysterious pair of globes of three feet in circumference which Coronelli puts in his catalogues after 1707; or it may be a small sketch of the globes larger than those for the King of France, also offered for sale by Coronelli, sent as a model to a possible buyer.

Résumé: Un globe céleste de la fin du 17ème siècle – et ses liens possibles avec l’œuvre de Vincenzo Coronelli
Ces observations concernent un petit globe céleste manuscrit (33,2 cm de diamètre) pouvant dater de 1700 environ. Il s’agit clairement d’une copie extrêmement réduite mais complète d’un globe de Coronelli, peint dans le style d’une esquisse préliminaire ou d’une épreuve d’artiste. Ses dimensions ne correspondent pas à celles d’un globe connu de Coronelli. Aucun document n’en fait mention. Cependant, il peut être relié à la mystérieuse paire de globes de trois pieds de circonférence que Coronelli ajoute à ses catalogues après 1707; ou il peut s’agir d’une petite esquisse des globes plus grands que ceux du roi de France, également proposés à la vente par Coronelli et envoyés comme modèles à un éventuel acheteur.


Abstract: Coronelli Globes at the Museo Galileo – Istituto e Museo di Storia della Scienza in Florence: History and Restoration

This paper introduces the history of the four large globes made by Vincenzo Coronelli with a diameter of three-and-a-half feet and the two smaller Coronelli globes with a diameter of one-and-a-half foot, from the Medici years to today. The result of the restoration work and the results of the associated scientific and technical investigations conducted are presented. These investigations made it possible to gain a better understanding of the construction techniques and the materials used. The restoration procedures, which targeted making the globes readable again are illustrated.

Résumé:Globes de Coronelli au Museo Galileo – Istituto e Museo di Storia della Scienza de Florence: Histoire et restauration
Cet article introduit l’histoire des quatre globes grands de Coronelli (diamètre: trois et demi pieds) et des deux globes plus petits de Coronelli (diamètre: un et demi pieds) depuis l’époque des Médicis à nos jours. Le résultat de la restauration et ceux des recherches scientifiques et techniques connexes y sont présentés. Ces recherches ont permis de mieux comprendre les techniques de construction et les matériaux utilisés. Les procédés de restauration visant à rendre les globes à nouveau lisibles y sont illustrés./p>


Abstract: Earth Magnetism and Globes. Globes with Lines of Declination

Terrestrial magnetism research rang in a new era when Edmond Halley’s Tabula nautica was published in 1701; the first map to depict magnetic declination lines at sea. It was the acclaimed Gottfried Wilhelm Leibniz who came up with the plan to conduct terrestrial magnetic observations on land, most astoundingly on the giant expanse of the Russian Empire and to document the progression of the magnetic curves on maps and globes. He also wanted to ensure they were updated at regular intervals. His related memorandum to Russian Czar Peter I of 1712 was accompanied by a globe on which the magnetic declination lines had been drawn. Alexander von Humboldt actually saw this, Leibniz’s small ‚hand-held globe‘ (terrella) in Hanover with his own eyes. Thankfully, Humboldt left behind a description of this globe, which is unfortunately considered a lost item. However, in the second half of the 18th century in Sweden, Anders Åkerman and Fredrik Akrel both made globes featuring magnetic declination lines and some of them still exist today. One of these globes was the one that inspired Norwegian physicist and astronomer Christopher Hansteen to conduct terrestrial magnetic studies. Moreover, two globes that are interesting for the research into terrestrial magnetism can be found in the holdings of the National Maritime Museum Greenwich – one dates back to 1795 and the other to 1845.

Résumé: Magnétisme terrestre et globes. Globes dotés de lignes de déclinaison magnétique
Une nouvelle époque en matière de recherche sur le magnétisme terrestre naquit lorsque pour la première fois avec le Tabula nautica d’Edmond Halley les lignes de déclinaison magnétique sur la mer sont représentées sur une carte. Nul autre que Gottfried Wilhelm Leibniz, qui avait conçu le plan d’effectuer sur la terre ferme, notamment sur la gigantesque superficie de l’empire russe, des observations géomagnétiques, ainsi que de représenter le tracé des courbes magnétiques sur des cartes et des globes et de les actualiser à intervalles réguliers. Son mémoire à ce sujet datant de 1712 et rédigé pour le tsar russe Pierre 1er était accompagné d’un globe sur lequel les lignes de déclinaison magnétique étaient dessinées. Alexander von Humboldt avait encore lui-même vu ce « petit globe fait-main » de Leibniz (terrella) à Hanovre. Humboldt a heureusement laissé une description de ce globe qui est malheureusement considéré comme disparu; pourtant, au cours de la seconde moitié du 18ème siècle, des globes avec des lignes de déclinaison magnétique furent créés en Suède aussi bien par Anders Åkerman que par Fredrik Akrel, dont quelques-uns existent encore aujourd’hui. L’un de ces globes avait stimulé le physicien et astronome norvégien Christopher Hansteen pour effectuer ses recherches géomagnétiques. Il existe par ailleurs au National Maritime Museum de Greenwich deux globes intéressants pour l’histoire de la recherche sur le magnétisme terrestre, l’un datant de 1795 et l’autre de 1845.


Abstract: Vincenzo Coronelli‘s Methods of Work. A supplement to the Article in Der Globusfreund 43/44

In addition to the article published in Globe Studies 43/44, “P.Vincenzo Coronelli’s Methods of Work”, it is shown how Coronelli constantly endeavoured to acquire knowledge even in his youth, knowledge which was to assist him above all in the compilation of a universal encyclopaedia, the Biblioteca Universale. Over the 68 years of his life, Coronelli compiled, arranged and edited many thousand printed pages on a wide variety of topics – sometimes by copying other authors. Many of the thousands of copperplate engravings created in the Frari monastery in Venice under Coronelli’s direction are reproduced as illustrations in his books. In all, Coronelli’s oeuvre is said to comprise 137 works in 228 volumes. Besides mentioning large collected volumes such as Atlante Veneto and Corso Geografico, the Viaggi del P. Coronelli and Epitome Cosmografica are discussed in detail. Moreover, aspects relating to the manufacture of the 108 cm globes are discussed, particularly a procedure used in Venice to make a “concave” version based on the celestial globe engraved by Jean-Baptiste Nolin in Paris, which in some ways improves on the “convex” model, e.g. with a double graticule and precession arrows.

Résumé: La méthode de travail de Vincenzo Coronelli. En complément du rapport publié dans Der Globusfreund 43/44
« Au sujet de la méthode de travail de Vincenzo Coronelli », on expose comment Coronelli s’efforça dès sa jeunesse à compiler le savoir. Le savoir qui devait servir avant tout à la création d’un lexique universel, la Biblioteca Universale. Coronelli a rassemblé, traité et édité pendant les 68 ans de sa vie des milliers de pages d’œuvres imprimées de sujets différents – de temps en temps aussi en copiant d’autres auteurs. Parmi les milliers de gravures créées sous la direction de Coronelli au monastère des Frari à Venise, il y a une multitude imprimée comme illustrations dans ses livres. Au total, l’œuvre complet de Coronelli doit englober 137 œuvres dans 228 volumes. En dehors de la mention de grands volumes de collection comme Atlante Veneto ou Corso Geografico, les Viaggi del P. Coronelli et les Epitome Cosmografica sont expliqués plus précisément. On traite en outre les aspects de la fabrication des globes de 108 cm, en particulier son procédé appliqué à Venise pour la création d’une version « concave » sur la base du globe du ciel piqué de Nolin à Paris qui présente, par rapport au modèle « convexe », quelques améliorations comme le réseau double de coordonnées et des flèches de précision.


Abstract: The ‚Globe‘ as an Object of Research. 19th and 20th century Globe Studies in Vienna and Innsbruck

Scientists in the Austrian-Hungarian monarchy began to investigate the history of cartography more thoroughly in the second half of the 19th century. The question is what kind of a role did the research of old globes play? The objective of this article is to look into the early phases of 19th and early 20th century globe research, especially the work done at the universities of Vienna and Innsbruck. The essay focuses especially on geographers Franz von Wieser (1848-1923) and Eugen Oberhummer (1859-1944). They deserve to be considered pioneers of this research discipline. An attempt to analyse the content of the globe examinations of both scientists is being made in this work. Franz von Wieser was a pioneer in the research of the globe made by Johannes Schöner (1477-1547) in 1523, which Wieser rediscovered in the 1880s and described in more detail in his writings “Magalhaes-Strasse und Austral-Continent auf den Globen des Johannes Schöner“ (1881) and “Der verschollene Globus des Johannes Schöner von 1523“ (1889). We owe Eugen Oberhummer a debt of gratitude not only for the fact that he was the first to investigate the globes available in Vienna at the time, but also for the provision of the first description of the so-called ‘Brixen Globes.’ He conducted this study in cooperation with his assistant Arnold Feuerstein (1881-1942).

Résumé: Le « Globe » en tant qu’objet d’étude. Étude sur les globes aux universités de Vienne et d’Innsbruck aux 19ème et 20ème siècles.
Au cours de la seconde moitié du 19ème siècle, des scientifiques de la monarchie austro-hongroise commencèrent à s’intéresser de plus en plus à l’histoire de la cartographie. Pourtant, quel rôle l’étude sur les anciens globes jouait-elle à cet effet ? Cet article porte sur les débuts de l’étude sur les globes aux universités de Vienne et d’Innsbruck. Une grande attention y est notamment consacrée aux géographes Franz von Wieser (1848-1923) et Eugen Oberhummer (1859-1944). Ceux-ci peuvent être désignés comme pionniers de cet axe de cette recherche. Une analyse de la substance des études sur les globes de ces deux scientifiques est notamment tentée. Franz von Wieser a effectué un travail de pionnier dans l’étude du globe de Johannes Schöner de 1523, qu’il a retrouvé dans les années 1880 et qu’il a décrit plus en détail dans ses deux études « Magalhaes-Strasse und Austral-Continent » sur les globes de Johannes Schöner (1881) et le « Globe disparu de Johannes Schöner de 1523 » (1889). Nous devons à Eugen Oberhummer non seulement la première description des globes existants à Vienne à l’époque mais également la première étude desdits « Globes de Brixen ». Il a effectué ces études en collaboration avec son assistant Arnold Feuerstein (1881-1942).


Abstract: Carrying the World on His Shoulders – Reflections on the Two Globe Goblets from Augsburg in the Grünes Gewölbe (Historic Green Vault) in Dresden, Germany

The globe goblets created between 1624 and 1629 do not only reflect the latest insights about the heavens and the earth that had been obtained at the time. A drive mechanism on the interiors of the bases also enabled them to run across the table. If the top halves of the globes were removed, the goblets could be used as vessels for beverages. These were also typical objects collected in the royal art chamber, which combined evidence of technical skills with intellectual standards. Special emphasis must be placed on the fact that the carrier figure of Saint Christopher was referred to as Atlas again and again in the inventory records of the 17th and 18th century, although today there is no doubt what their designation should have been. In consideration of the above, it makes sense to take a closer look at the iconography of the figures. In early modern times, the two representatives of Greek mythology advanced to the status of symbolic figures of the science of astronomy, which was changing, as evident for instance from the cover page of the Augsburg celestial atlas Uranometria by Johann Bayer (1603). At the same time a depiction of Saint Christopher evolved, which continues the tradition of the Atlas iconography and transfers the antique image mode of the globe bearing Titan to the religious motif of the Christ carrier. The importance of the two globe goblets depicting Hercules as the hero of good and Christopher as the symbol of faithful Christians is also inherent in their extreme symbolic power as a tool of ruler identification.


Résumé: L’univers sur les épaules – Réflexions sur les deux coupes en forme de globe d’Augsbourg dans la Voûte verte
Les deux coupes en forme de globe créées entre 1624 et 1629 ne transmettent pas uniquement les connaissances les plus actuelles de l’époque sur le ciel et la terre. Au moyen d’un mécanisme à l’intérieur du socle, ils peuvent se déplacer sur la table et, en enlevant la moitié supérieure du globe, être utilisés comme gobelets. Il s’agit par ailleurs d’objets de collection typiques de la Kunstkammer princière, qui associent le savoir technique à une exigence intellectuelle. Il convient d’accorder une attention particulière au fait que la sculpture de Saint-Christophe dans les inventaires des 17ème et 18ème siècles est toujours encore désignée comme Atlas, bien que sa signification ne laisse plus aucun doute du point de vue d’aujourd’hui. En partant de ce principe, il semble judicieux d’approfondir l’iconographie des personnages. Les deux figures de la mythologie grecque se sont transformées au début des temps modernes en figures symboliques de la science de l’astronomie en mutation, comme le montre par exemple le titre de l’Atlas céleste d’Augsbourg Uranometria (1603) de Johann Bayer. Il s’est parallèlement développé une présentation de Saint-Christophe qui établit un lien avec l’iconographie de l’atlas et transfère le mode d’image antique des titans portant le globe sur le motif religieux du porte-Christ. La signification des deux coupes en forme de globe avec Hercule en tant que héros de la vertu et Christophe en tant que symbole pour les chrétiens croyants réside aussi dans leur haute force symbolique en tant qu’instrument d’identification des souverains.


Abstract: A Spanish Globe: Origins and Interpretation

This essay examines a Spanish globe, displayed at the Whipple Museum of the History of Science, at the University of Cambridge, UK. It is a unique object, containing a miniature planetarium and a children’s encyclopaedia of astronomy and natural history. Its existence is especially curious since hardly any globes were made in Spain before the mid-twentieth century. The essay examines the evidence for and against the assumptions that the globe was made in Spain, in the second half of the nineteenth century; it concludes that the globe was probably made between 1899 and 1902. Its links to globes from central Europe are highlighted, but the essay concludes that it was still at least partly made in Spain. The globe’s links to French books of popular science lead us to consider the growth of international networks in science and education. Meanwhile, we also examine the development of science education in Spain and the diverse political, economic and cultural factors that influenced it. This globe allows us to link Spanish ‘Regenerationism‘, French popular science and central-European mass-production; international trade networks and local schools. It forces us to question assumptions not only about Spanish globe-making, but also about the uses and even the definitions of scientific objects.

Résumé: Un globe espagnol: Origines et interprétation
Cet article intéresse à un globe espagnol exposé au Whipple Museum of the History of Science, à l’université de Cambridge, R.-U. Il s’agit d’un objet unique contenant un planétarium miniature et une encyclopédie d’astronomie et d’histoire naturelle pour enfants. L’existence même de ce globe est singulière dans la mesure où pratiquement aucun globe n’a été réalisé en Espagne avant le milieu du vingtième siècle. Cet article analyse les arguments en faveur et en défaveur des hypothèses selon lesquelles ce globe a été réalisé en Espagne au cours de la seconde moitié du dix-neuvième siècle; il en conclut que le globe a probablement été créé entre 1899 et 1902. Des liens avec les globes d’Europe Centrale sont mis en évidence, l’article conclut qu’il a au moins partiellement été fabriqué en Espagne. Les liens existants entre ce globe et les livres français de vulgarisation scientifique nous amènent à considérer la croissance des réseaux internationaux dans le domaine de la science et de l’enseignement. Dans l’intervalle, nous examinons également le développement de l’enseignement scientifique en Espagne et les divers facteurs politiques, économiques et culturels qui ont pu conditionner sa réalisation. Ce globe nous permet d’établir un lien entre le ‹‹ régénérationnisme ›› espagnol, la vulgarisation de la science française et la production de masse d’Europe Centrale ; les réseaux du commerce international et les écoles locales. Il nous oblige à remettre en question les hypothèses non seulement sur la fabrication du globe espagnol mais également sur les utilisations, voire même les définitions, des objets scientifiques.


Abstract: The Construction of Terrestrial and Celestial Globes in Spain

Although rare, there is evidence of globes having been made in Spain throughout the country’s long history. In the Middle Ages, globes were constructed and literary works produced in both Islamic and Christian Spain, indicative of the longstanding interest shown in these scientific instruments. During the Age of Exploration, globes were made and manuals were published to explain the new geographical knowledge then being disseminated. A similar process was recorded during the course of the eighteenth century, this time inspired by efforts to improve the teaching of mathematics. It was at the end of that century that Tomás López (1730-1802) offered the Spanish public its first terrestrial globe, a veritable rival to the prestigious commercial offer then available abroad. The production of globes was slowly consolidated and diversified during the nineteenth century, as the output was expanded to include globes of varying sizes, depicting different geographical themes, aimed at satisfying a burgeoning number of schools and educational establishments. The globemakers were those publishers specialized in providing educational aids for schools and colleges throughout Spain. They included, Paluzie, the most popular and versatile firm in Spain’s history, which continued to produce globes until well into the twentieth century, and Dalmau Carles, who was still producing globes until a few decades ago.

Résumé: La production de globes terrestres et célestes en Espagne
Au Moyen Age, des globes ont été construits et des travaux littéraires produits aussi bien dans l’Espagne islamique que chrétienne, indiquant l’intérêt de longue date pour ces instruments scientifiques. À l’époque des grandes explorations, des globes ont été fabriqués et des manuels publiés pour expliquer les nouvelles connaissances géographiques diffusées par la suite. Un processus similaire a été enregistré tout au long du dix-huitième siècle, inspiré cette fois par les efforts à améliorer l’enseignement des mathématiques. C’est à la fin de ce siècle que Tomás López (1730-1802) a offert au public espagnol le premier globe terrestre, un vrai rival pour l’offre commerciale prestigieuse disponible à l’étranger. La production de globes fut consolidée et diversifiée lentement pendant le dix-neuvième siècle, et la sortie a été élargie en incluant des globes de différentes tailles, représentant différents sujets géographiques dans le but de satisfaire un nombre croissant d’écoles et d’établissements éducatives. Les créateurs de globes furent des éditeurs spécialisés dans la fourniture d’aide aux écoles et collèges partout en Espagne. Parmi eux Paluzie, la société la plus populaire et polyvalente dans l’histoire de l’Espagne, qui continua à fabriquer des globes jusqu’au vingtième siècle, et Dalmau Carles qui fabriqua des globes jusqu’à il y a quelques décennies.


Abstract: Nicolas Bion, Globe-Maker, Instrument-Maker, Author and Business-Man

An account of what is known of the life of the Paris instrument-maker Nicolas Bion (1652- 1733), paying particular attention to his production of globes, armillary spheres and planetaria and the books he published to accompany them. Added by a list of his children, a bibliography and lists of the instruments he left after his death and furthermore of the apprentices of Nicolas Bion and his son Jean Baptiste Nicolas Bion.

Résumé: Nicolas Bion, ingénieur et cosmographe, constructeur d´instruments mathématiques, auteur et homme d´affaires
Un récit de ce qui est connu de la vie du créateur d’instruments parisien Nicolas Bion (1652-1733), en prêtant une attention particulière à sa production de globes, sphères armillaires planétaires, ainsi que les livres qu’il publia en accompagnement. A été ajoutée à l’aide d’une liste de ses enfants une bibliographie et la liste d’instruments qu’il laissa après sa mort, plus ceux des apprentis de Nicolas Bion et de son fils Jean Baptiste Nicolas Bion.




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